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sucrage des routes
Cuzco:
Pour les DDE qui se sont fait sucrer leur sel, sucrer la route est une solution à l'addition salée qui ne manque pas de sel !! :jesors: :file:
Gtc003:
:love: quel poète ce cuzco :chaud:
Devilsilver:
--- Citation de: gtc003 le 03 février 2010 à 23:58:21 --- :love: quel poète ce cuzco :chaud:
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:+1):...y doit etre gay .... :mrgrin:
ALbeoOne:
--- Citation de: Devilsilver le 04 février 2010 à 00:20:52 --- :+1):...y doit etre gay .... :mrgrin:
--- Fin de citation ---
:mdr:
enfin quand on voit sa femme... :chaud:
Cuzco:
Plus sérieusement, je ne sais pas pourquoi ils n'utilisent pas plus de sable...
Dans les pays nordiques qui ont l'habitude d'avoir des routes gelées, ils utilisent du sable ... mais apparamment ce n'est pas solution idéale non plus.
Voila un article du Monde que j'avais lu il a quelques temps et que je vous colle ici (Je ne mets pas le lien car l'article sera payant plus tard):
La vague de froid qui s'est abattue sur l'Europe a considérablement perturbé le trafic sur les réseaux routiers. Les services de l'équipement ont déversé des centaines de tonnes de sel sur l'asphalte recouvert de neige et de verglas. Lors des hivers rigoureux, jusqu'à un million de tonnes sont utilisées. Pourtant, cette technique n'est pas toujours efficace, ni totalement neutre pour l'environnement.
L'eau se change en glace en dessous de zéro degré. L'eau salée, elle, ne se solidifie que plusieurs degrés en dessous du zéro, à une température qui dépend de sa concentration dans l'eau. C'est précisément pour cela que l'on déverse du sel, appelé en l'occurrence un fondant, de manière préventive ou curative. Dans le premier cas, le sel empêchera l'eau de geler ; dans le second elle l'aidera à fondre, avec le soutien des premiers automobilistes téméraires qui brasseront ce mélange de glace et de sel. En effet : le sel ne peut pas faire grand-chose s'il n'y a pas d'eau liquide. Les roues des voitures font fondre une fine couche de glace et amorcent ainsi la génération d'une saumure, c'est-à-dire une solution d'eau très concentrée en sel. C'est d'ailleurs pour la même raison que les services de l'équipement déversent, par temps sec, directement des mélanges de saumure.
SEL DE CUISINE
Le fondant appliqué sur les routes françaises est, dans l'immense majorité, du chlorure de sodium (NaCl) qui n'est autre que du sel de cuisine, dont la pureté dépend de son origine. Mais d'autres sels, comme le chlorure de calcium (CaCl2), permettent d'abaisser la température de fusion jusqu'à soixante degrés en dessous de zéro. Mais, explique Mario Marchetti, chargé de recherches au laboratoire régional des Ponts et Chaussées (LRPC) de Nancy, "le CaCl2 est vingt fois plus cher que le chlorure de sodium". Et son utilisation ne se justifie pas dans un pays comme la France où les températures inférieures à – 20° C sont extrêmement rares.
Le sel – NaCl – provient soit des mines soit de la mer. Bien qu'il s'agisse d'un produit naturel, son utilisation à une échelle importante n'est pas sans conséquence sur l'environnement. "Le fondant va s'écouler, s'infiltrer, puis va se retrouver dans les cours d'eau, les nappes phréatiques et va impacter la faune et la flore", explique M. Marchetti, dont le laboratoire est un centre de ressources en "viabilité hivernale". Dans un entretien à l'Agence France-Presse, Jean-Stéphane Devisse, directeur de la conservation au sein de l'association de défense de l'environnement WWF, confirme : "Ce n'est pas le salage lui-même qui pose problème mais le ruissellement de la neige fondue une fois que l'épisode de froid est passé. L'arrivée brutale des eaux de fonte chargées d'une concentration forte en sel peut avoir un impact fort sur la biodiversité, en particulier dans les cours d'eau."
SALMONIDÉS ET BATRACIENS
Mais quel impact ? "Les conséquences des fondants sont étudiées au LRPC", affirme M. Marchetti. Pourtant, la nature exacte de ces dégâts est difficile à déterminer. "Nous ne connaissons pas l'état zéro de la faune et la flore que nous étudions, c'est-à-dire l'état dans lequel elles étaient avant le salage. Nous sommes dans des situations à incidences multiples, le sel n'étant pas le seul facteur qui agit sur la faune et la flore", explique-t-il. Certains animaux comme les salmonidés ou les batraciens sont affectés par les variations de salinité. Ainsi, une étude scientifique canadienne, publiée en 2005, a montré que le salage des routes nuisait aux larves de certaines grenouilles.
Quelles sont alors les alternatives au salage des routes ? "Le sablage permet d'augmenter l'adhérence, mais cela ne fait pas fondre la neige", avance M. Dauvisse. Le déversement de sable, ou sablage, est une technique très utilisée dans les pays nordiques, où les températures ne repassent que rarement en positif une fois qu'elles sont descendues en dessous de zéro. "Le sable déversé est pris à la surface de la glace et recrée une structure abrasive" à laquelle les pneus adhéreront, décrit M. Marchetti. Mais la technique n'est pas non plus sans risques pour l'environnement. "Il faudra un moment pour que la nature 'digère' la silice appliquée sur les routes", prévient-il. L'association WWF, elle, appelle à un "usage plus ciblé et plus circonstancié du salage. Quand on cherche à modérer l'usage du sel, on a un double bénéfice: à la fois sur l'environnement et les finances publiques."
Jonathan Parienté
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